Wallonie

Publié le 17-11-2014 | c. p.

67 % des entreprises belges prévoient un changement de leur modèle d’affaires d’ici 2020

Une étude réalisée par KPMG en Belgique montre que deux entreprises belges sur trois prévoient un grand changement, ou du moins un changement raisonnable, de leur modèle d’affaires d’ici 2020. Cela concerne principalement le secteur Information, communication et événementiel (ICE), le secteur de l’automobile, le secteur des banques et des assurances ainsi que le secteur public et des soins de santé. En particulier, les entreprises estiment que c’est la pression importante des coûts et de l’innovation qui les obligera à opérer ce changement. Les entreprises interrogées redoutent les limites de plus en plus floues entre les différents secteurs, favorisant sans cesse la concurrence d’autres secteurs (63 %), mais voient en même temps des opportunités de croissance en dehors de leur propre secteur (72 %).

KPMG en Belgique et le bureau d’études de marché TNS ont demandé à 201 entreprises situées en Belgique dans quelle mesure leur modèle d’affaires changera d’ici 2020 : 12 % des 201 entreprises interrogées envisagent un changement total et 55 % un changement raisonnable. L’étude montre une nette distinction entre les différents secteurs : l’ICE (88 %), le secteur automobile (83 %) et le secteur des banques & assurances (78 %) envisagent le plus grand changement. L’industrie (54 %), le transport et la logistique (59 %) et FMCG ou les produits de grande consommation (60 %) prévoient le moins de changements au cours des cinq prochaines années.

 Changements dus à la pression des coûts et de l’innovation

Le moteur du changement est, selon plus de 80 % des entreprises belges, la croissance de la pression tant des coûts (80,6 %) que de l’innovation (83,6 %). Le secteur automobile s’attend à la plus grande pression, tant des coûts que de l’innovation, et est suivi à distance par les produits de grande consommation (FMCG), les banques et assurances, et le secteur public et les soins de santé.

La menace provenant des limites de plus en plus floues des secteurs

63 % des entreprises interrogées craignent la concurrence d’autres secteurs. Les plus touchées sont les banques et assurances, où 100 % des personnes interrogées la redoutent. Le secteur industriel (72 %) et l’industrie chimique (68 %) suivent à bonne distance.

Les banques & assurances craignent, pour la plupart, non seulement les limites de plus en plus floues entre les secteurs, mais aussi, étant donné la concurrence, l’invasion de leur secteur par d’autres secteurs  ; viennent ensuite les secteurs de l’ICE et de l’énergie et des ressources. Le score le plus bas étant celui de la grande consommation (FMCG).

Croître au-delà des limites de son secteur

Le nombre d’entreprises entrevoyant des opportunités au-delà des limites du secteur est encore plus grand que le nombre d’entreprises redoutant la concurrence d’autres secteurs : 72 %. En tête, le secteur de l’ICE avec 100 %, mais le secteur chimique présente également un score élevé (91 %). La plus faible volonté de sortir hors de son propre secteur se remarque dans les secteurs de l’énergie (54 %) et des FMCG (50 %).

Le secteur public et les soins de santé s’avèrent les plus attractifs pour une expansion

L’étude de KPMG montre que le « secteur public et des soins de santé » se considère comme un secteur peu attractif. Les autres secteurs pensent tout à fait le contraire, puisqu’ils considèrent le « secteur public et des soins de santé » – ainsi, par ailleurs, que le transport et la logistique – comme les secteurs les plus intéressants pour une expansion.

 Qui va à la chasse ?

Le secteur de l’ICE voit des opportunités dans à peu près tous les autres secteurs, l’industrie en tête (63 %). En haut de leur liste, se situent également le secteur public et les soins de santé, les secteurs de l’automobile, de la grande consommation, des produits chimiques et du Private Equity. Les banques et assurances voient également de nombreuses possibilités dans les secteurs de la grande consommation, de l’ICE, du Private Equity et du transport et de la logistique. Ces derniers ne sont cependant pas inactifs et lorgnent en particulier vers les produits de grande consommation et l’ICE. Le pourcentage des secteurs chimiques et pharmaceutiques est également élevé, qui entrevoient une expansion dans les secteurs industriels et de l’automobile. Au bas du classement, nous trouvons de nouveau le secteur des FMCG qui entrevoit peu d’opportunités : ils considèrent uniquement le secteur de la santé comme une zone de croissance potentielle.

 Les facteurs macroéconomiques de succès

Les répondants voient comme principaux facteurs de succès : le leadership, la formation, les ressources humaines, la mobilité et la stabilité politico-économique. Pour un pays orienté vers l’exportation comme la Belgique, le facteur « accès au marché mondial » obtient un score très bas :  seuls les secteurs chimiques et de l’automobile en sont demandeurs. Plus bas encore, nous trouvons des éléments qui changent et globalisent fondamentalement le monde des affaires : l’Internet des objets, les nouveaux canaux de vente et la production personnalisée. Il semble que de nombreuses entreprises doivent encore affiner leur perception pour acquérir l’esprit d’entreprise nécessaire dans un monde globalisé. Par ailleurs, les résultats ne sont pas significativement différents pour les entreprises familiales.

 


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