Publié le 02-04-2015 | Céline Léonard

IPEP : se réaliser en réalisant

Francis ColletVoici 10 ans, Francis Collet reprenait les rênes d’IPEP. Alors en perte de vitesse, cette boite de com’ connait, aujourd’hui, une nouvelle jeunesse. Affichant à son palmarès la production d’émissions télévisées telles que Les Belges du Bout du Monde ,Le Beau Vélo de RAVeL et Le Printemps Grandeur Nature,  elle est également active auprès des PME pour la réalisation de films d’entreprise . Retour sur le parcours de l’homme qui lui a rendu des couleurs.

Réaliser, construire, donner forme à un matériau ou une idée : voilà sans doute ce qui, depuis toujours, guide les pas de Francis Collet. Elève doué, il préféra, contre tous conseils,  l’école technique à l’enseignement général. « Créer c’était d’abord donner forme à la matière. J’ai cependant très vite compris que ce caprice de gosse bricoleur ne ferait mon bonheur. Mon intérêt pour les cours généraux  a en effet vite pris le pas sur les cours techniques. Au terme de mes A2 en électronique, j’ai passé un jury central pour accéder à l’université. C’est ainsi que j’ai quitté ma campagne arlonaise pour la bouillonnante ville de Liège. Issu d’une famille de 7 enfants, j’étais heureux de goûter pour la première fois à l’indépendance.» Après des candidatures en sciences économique et sociales, Francis Collet se dirige vers la fraichement créée » huitième section », arts et sciences de la communication. «De  belles années durant lesquelles j’ai senti que je ferai des médias mon métier.»

Premiers pas

A 23 ans, c’est le grand saut dans le monde du travail. En 1980, en guise de premier job, il se voit proposer le poste d’attaché de presse de l’association Millénaire de la Principauté de Liège. Un projet derrière lequel se mobilisent toutes les forces vives de la région. «J’ai côtoyé quantité de personnes influentes sans avoir réellement conscience des opportunités que j’aurais pu saisir. Je n’ai jamais été carriériste. J’étais probablement un peu naïf et/ou idéaliste pensant que les choses devaient se faire naturellement… » Notre homme mène, ensuite, différentes missions en communication et en journalisme.

A 47 ans, un virage

Approchant la trentaine, devenu papa, Francis Collet aspire à plus de stabilité. Il rejoint alors un groupe industriel où il endosse, sans grande conviction, une fonction de technico-commercial. Il y passera près de 20 ans, évoluant vers différentes fonctions de direction de vente et marketing, depuis Bruxelles et Paris. En 2003, des changements organisationnels l’invitent à quitter le navire. «J’avais 47 ans, l’occasion de revenir à mes premiers amours, la communication. Et pouquoi pas sur Liège ». L’entreprise de communication IPEP est alors en perte de vitesse et a un besoin urgent de retrouver un nouveau souffle. Le projet de reprise portait sur un recentrage des activités dans l’audiovisuel exclusivement. Son développement passait par la création d’activités récurrentes. Les émissions télé étaient susceptibles de satisfaire à cet objectif économique.

10 années de succès

J’ai démarché la RTBF avec de nouveaux projets. Parmi eux, une émission sur les loisirs actifs qui n’existait pas dans la grille. Après une longue période de gestation, le projet d’un magazine télé intitulé «  Allure Libre, sur le Beau Vélo de RAVeL» a été accepté pour voir le jour en 2006. Ma satisfaction est d’autant plus grande que nous avons réussi de cette façon la première opération cross media à la RTBF. Le courant étant très bien passé avec le présentateur, Adrien Joveneau, je lui ai proposé de décliner « Les Belges du Bout du Monde »» en télé. Idem avec « Le Printemps Grandeur Nature ». Deux émissions  à l’antenne depuis 2009.

Et demain ?

«De nouvelles émissions télé, d’autres documentaires et pourquoi pas tenter une fiction…Mais IPEP tient aussi à rester un partenaire audiovisuel pour les entreprises » précise-t-il. « C’est notre expertise de la première heure … »

Aux commandes d’IPEP, Francis Collet a le sentiment de se réaliser. « Je concilie tout ce que j’aime et tout ce que j’ai appris à faire : le relationnel, le commercial, la création,… Grâce aux «Belges du Bout du Monde», j’ai la chance de découvrir, chaque mois, un nouveau pays. J’en reviens à chaque fois grandi avec de nouvelles idées pour demain…Un rêve pour moi qui aurait voulu travailler à l’étranger. Est-ce que je signe pour 10 nouvelles années ? Evidemment ! La retraite à 65 ans, c’est trop tôt pour moi.»

IPEP: Quai Edouard Van Beneden n°11A (bte 22) à 4020 Liège – Tel: 04/361.10.61 – www.ipep.be


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