Publié le 03-03-2015 | c. p.

Marché des bureaux liégeois : la périphérie ne concurrence pas le centre-ville

Le courtier ImmoQuest vient de publier une étude inédite sur le marché des bureaux liégeois. Il en ressort des résultats parfois étonnants, montrant notamment que la périphérie ne fait pas concurrence au centre-ville sur base des transactions relevées entre 2010 et 2014 (78 opérations portant sur 59.377 m2). «Cette étude, souligne Christophe Nihon, administrateur délégué d’ImmoQuest, apporte un éclairage nouveau sur la réalité des bureaux liégeois, contredisant des idées préconçues… » 

Sur les 5 dernières années, plus de 70 % des surfaces de bureaux ont été prises en occupation sur le territoire de la Ville de Liège, contre 30 pc en périphérie. Les transactions relatives aux surfaces de plus de 1.500 m2 sont principalement situées au centre-ville tandis que la périphérie recèle essentiellement des transactions portant sur des surfaces inférieures à 400 m2.

L’étude d’ImmoQuest a également recensé les fonctions des entreprises selon leur choix d’implantation dans 3 zones, dont le Péri-centre créé pour affiner l’analyse. « Le centre est attractif pour les activités sédentaires (ne nécessitant guère ou pas de déplacement en voiture des travailleurs) et le «B to C », le Péri-centre pour un mixte entre « B to C » et « B to B », la périphérie pour les activités nomades ou commerciales du « B to B », constate Christophe Nihon dont l’étude détaille plus précisément les activités des sociétés.

Il apparaît également qu’avec un stock de bâtiments existant de bureaux de 620.000 m2, le bassin liégeois ne peut répondre à la demande. « Actuellement, précise le spécialiste de l’immobilier d’entreprise, à peine quelques 8.500 m2 sont disponibles immédiatement. Or, notre connaissance du terrain et l’analyse de nos données révèlent que plus de 437.000 m2 de demandes ont été comptabilisées depuis 2009. » La réalité montre également que, l’offre actuelle étant tellement basse à Liège surtout qualitativement parlant, la majorité des infrastructures de bureaux performantes trouvent preneurs. « Le manque de bureaux de qualité reste donc criant de vérité, rappelle l’administrateur délégué d’ImmoQuest. Des occasions ont été perdues d’accueillir des sociétés ou de permettre à d’autres d’évoluer dans un environnement de travail plus adapté. Il faudra encore du temps avant de pouvoir y pallier… »

Cette publication s’inscrit dans un cycle récurrent d’études d’ImmoQuest relatives à l’immobilier d’entreprises et référencées sous l’appellation « L’immobilier de bureaux wallon sous la loupe». 

 page1image2832


A propos de l'auteur



Les commentaires sont fermés

Retour au début ↑